BIENVENUE SUR LE SITE LOUIS XVII

"La véritable tradition n'est pas de refaire ce que les autres ont fait mais de trouver l'esprit qui a fait ces grandes choses et qui en ferait de toutes autres en d'autres temps"     P. Valéry

In Memoriam Prince Charles-Louis-Edmond de Bourbon

Le 21 Décembre 2008, S.A.R. Charles-Louis-Edmond de Bourbon s'éteignait, au terme d'une existence traversée de joies, car il avait le sens de la joie, mais aussi d'épreuves, lourdes, nombreuses, dont celle de la maladie qui devait l'emporter, voici dix ans déjà.

 

Il était, nous le savons tous, un homme de vérité, qui avait le sens de la justice, et aussi de l'humilité, ces trois hautes et belles vertus qui composaient sa devise, vertus qu'il a su incarner,  tout au long de sa vie difficile qui fut aussi un combat, jusqu'au bout, même pendant sa maladie, pour «l'honneur du nom» qu'il portait, pour la défense de son aïeul au nom imposé de «Naundorff», jamais reconnu sous ce nom, comme plusieurs sources prussiennes très officielles en témoignent, il faut le rappeler.

 

 

A ces vertus, inscrites dans une foi chrétienne qui lui était chevillée au cœur et à l'âme, il faut ajouter, comme le savent tous ceux qui l'ont connu, un sens éminent de la charité, une bonté qui rayonnait dans son regard, se traduisait dans ses paroles et dans ses actes, qui le rendait proche de tous, quelle que fût la condition sociale de ceux qu'il approchait ou qui l'approchaient. A la différence de bien des politiques «hors sol» méprisant le peuple, il était conscient des fractures et des inégalités sociales, disait que le plus important, dans la vie, c'était d'aimer, et pour cela, de se mettre, tout simplement et tout naturellement, à la place des autres, d'éprouver envers eux cette empathie et cette sympathie qui tisse les liens les plus émouvants, les plus mémorables et les plus structurants au sein des communautés humaines, la communauté première de la famille, celle de l'entourage, amical et professionnel, et cette communauté de destin qui est, pour chaque être venu au monde, d'abord celle de son pays, de sa patrie, pour laquelle on est prêt à offrir ou à sacrifier sa vie, parce qu'il n'est de vraie grandeur que dans la volonté de servir : servir les autres, les «prochains» comme le dit la religion chrétienne, servir une noble cause, servir son pays, cette France qu'il aimait tant.

 

retrouvez l'intégrale de l'hommage dans le Bulletin n° 97  

Bulletin n° 98 de l'Institut Louis XVII.... bientôt le 100 ème numéro.

le Bulletin n° 98 vous donnera tous les détails concernant l'organisation de notre Assemblée Générale. Toutes vos remarques, questions  sont les bienvenues .

 

Communiqué

ASSEMBLEE GENERALE ( pour les adhérents à jour de leur cotisation)  : Sécurité avant tout! 

 

La prochaine assemblée générale se tiendra le 23 mars 2019 à Paris, en un lieu et à une heure qui vous seront précisés en temps utile.

 

A l’instar de nos dernières assemblées votant sur les exercices 2015 et 2016, cette prochaine assemblée portera respectivement sur les exercices 2017 et 2018. Plus précisément, il sera tenu successivement une assemblée statuant sur l’exercice 2017 et une assemblée statuant sur l’exercice 2018.

 

 

Cette concentration d’exercices en une double assemblée ne doit pas avoir force de coutume, d’usage ou d’habitude, mais le report de l’assemblée générale sur l’exercice 2017 se justifie au regard de diverses situations de contrainte tenant notamment à la sécurité, à la faculté de déplacement, à la disponibilité de chacun. 

Retrouver les détails dans le Bulletin n° 97

Nouvelle adresse POSTALE pour joindre l'association :

You can send us any correspondence at  :  

 

Institut Louis XVII

 

BP n° 10060

 

75721 Paris cedex 15

 

Publication

A D N octobre 2018 : du nouveau ?

selon une étude américaine publiée début octobre 2018 nos connaissances en ADN pourraient bien être complètement remise en question...

Nos messages précédents appelant à la précaution avaient donc du sens.. nous vous présenterons une synthèse de cette étude dans un bulletin prochain.

Auriez-vous cet ouvrage dans votre bibliothèque ?

 

l 'équipe de l Institut est à la recherche des livres de Reuben Reicher Sgradi sur la question Louis XVII.

si vous disposez de ces ouvrages n'hésitez pas à nous en faire part.

 

Le Roi à l'honneur

sur  Youtube , un nouveau titre du groupe les Brigandes. Les paroles ainsi que des informations sur la discographie sont dans le Bulletin 97 à paraitre.

au cinema prochainement. Cheyenne-Marie Carron prepare un film intitule "le Fils d'un roi".

MISE A JOUR DE NOTRE SITE INTERNET

De nouveaux documents viennent compléter la rubrique Documentation Historique et la Bibliothèque se voit attribuer une nouvelle partie réservée à la Presse et aux divers fonds d'archives. Archives et nouveautés seront ajoutées régulièrement. 

 

Le site est en constante évolution, aussi, n'hésitez pas à visiter nos différentes rubriques.

Une visite sur la page Actualité ? Un événement à nous signaler ? La bibliothèque en ligne ? Les informations historiques ? 

 

N'hésitez pas à nous donner vos remarques de lecture par un courriel à partir de Contact dans le menu.

 


 

Our Web site is constantly evolving, so do not hesitate to visit us  on a regular basis, send us question. 

Premium acces will be available shortl , it is  still under construction .

We hope the first posting available are of use for you to better understand the louis XVII 's question. 

the Louis 17 team.

Nous espérons que les premiers documents mis à votre disposition vous apporteront des éléments de réponse.

 

 

Il y a 226 ans ce jour...

Au nom de la très Sainte Trinité du Père du Fils et du St Esprit.

Aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze.

Moi Louis XVIe du nom Roy de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille, de plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loy existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser.

Je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique.

Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur.

Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Sœur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité.

Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étais sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.

Dernière mise à jour : Lundi 21 janvier 2018

La Bibliothèque Louis XVII, vous présente des ouvrages anciens et récents relatifs à la Question. Ils vous permettront d'approfondir

vos connaissances.

 

Une fiche de lecture type peut vous être adressée si vous le souhaitez .

 

Bonne lecture !

 

 

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